Les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et le Japon ont imposé des sanctions sur les importations d’or russe pour tenter de tarir les revenus utilisés pour financer la guerre en Ukraine du président Vladimir Poutine.
Lors du sommet du G7 en Allemagne dimanche 26 juin, ces quatre pays ont pris la décision d’interdire les plus grosses exportations de Russie, hors énergie, a déclaré le gouvernement britannique. Les autres participants du G7 – la France, l’Italie et l’Allemagne – leur emboîteront le pas, a laissé entendre le président américain Joe Biden dans un tweet le même jour.

« Le G7 annoncera d’une seule voix une interdiction des importations d’or russe, un marché crucial, qui rapporte des dizaines de milliards de dollars à la Russie », a écrit le président Biden.

L’interdiction, qui devrait entrer en vigueur prochainement, s’appliquera à l’or nouvellement extrait ou affiné mais n’aura pas d’effet sur l’or d’origine russe déjà exporté de Russie, a expliqué le Royaume-Uni. Les pays n’ont actuellement pas prévu d’étendre les restrictions à l’or russe acheté légitimement avant l’interdiction.

« Les mesures […] toucheront directement les oligarques russes et frapperont au cœur de la machine de guerre de Poutine, a déclaré Boris Johnson, le premier ministre britannique. Nous devons affamer le régime de Poutine et le priver de ses fonds. »

La Russie a reçu 12,6 milliards de livres (15,52 milliards de dollars) pour ses exportations d’or l’année dernière, a fait remarquer le gouvernement britannique. Londres est un centre majeur pour le négoce de l’or et les sanctions auront un « impact considérable » sur la capacité de la Russie à financer la guerre.

Les nouvelles restrictions font suite à la suspension de six affineries russes de la London Bullion Market Association (le marché de l’or de Londres), ainsi qu’à des limitations imposées par les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Union européenne sur les transactions avec le minier de diamants russe ALROSA. Les pays ont également imposé des sanctions à plus de 1 000 personnes et plus de 100 entreprises depuis le début de la guerre, le 24 février.

Source Rapaport