Le Gemological Institute of America vient de sortir ses nouveaux rapports pour les diamants synthétiques, qui appliquent la terminologie de certification de la couleur et de la pureté que le laboratoire emploie depuis longtemps pour les diamants naturels.

Estampillés de la marque LGDR by GIA, ces rapports pour les diamants synthétiques sont au nombre de quatre, deux pour les pierres incolores ou quasi-incolores et deux pour les diamants de couleur.

Les rapports n’existent qu’au format numérique. Chacun est doté d’un code QR dirigeant les utilisateurs vers une page d’informations sur les diamants synthétiques du site Internet du GIA.

Les quatre modèles sont les suivants :
Rapport sur les diamants synthétiques : il contient les spécifications de couleur et de pureté des 4C et des diagrammes sur la pureté et les proportions. Il est destiné aux diamants synthétiques D à Z, à partir de 0,15 carat.

Rapport sur les diamants synthétiques – Dossier : une version moins onéreuse du rapport complet qui ne contient pas les diagrammes de pureté. Il est destiné aux diamants synthétiques entre 0,15 carat et 1,99 carat.

Rapport sur les diamants synthétiques de couleur : il contient des spécifications du GIA sur la couleur et la pureté et des diagrammes de pureté et de proportions. Il est destiné aux diamants synthétiques de couleur à partir de 0,15 carat.

Rapport sur les diamants synthétiques de couleur – Identification de la couleur : il s’agit d’une version moins onéreuse du modèle ci-dessus qui ne précise que les spécifications de couleur.

Les quatre rapports précisent le processus qui a été utilisé pour développer le diamant – dépôt chimique en phase vapeur (CVD) ou haute pression et haute température (HPHT) – et si la pierre risque d’avoir été traitée post-croissance pour améliorer sa couleur.

Le GIA a commencé à certifier les diamants synthétiques en 2017 mais jusqu’à cette année, il les considérait différemment des diamants naturels.

Dans ses rapports de certification des diamants synthétiques, le laboratoire n’attribuait pas de grade de couleur ou de pureté particulier aux diamants synthétiques. Il les décrivait comme incolores (gamme D-E-F) ou quasi-incolores (gamme G-H-I) et n’utilisait que quatre grades de pureté – VVS, VS, SI ou I – au lieu des 11 utilisés pour les diamants naturels.

Le GIA agissait ainsi, d’après ses déclarations, car les diamants synthétiques sont créés, et généralement traités, pour avoir la couleur et la pureté les plus élevées possible. Ils n’ont donc pas les mêmes particularités que les diamants naturels.

Le GIA a mis au point les rapports l’année dernière, affirmant qu’il abandonnerait le mot « synthétique » pour se conformer aux toutes dernières directives de la FTC, avant de revenir sur sa décision cette année.

Le laboratoire avait annoncé en août qu’il commencerait à utiliser des grades spécifiques de couleur et de pureté pour les diamants synthétiques bien que, a-t-il noté dans le communiqué de presse à propos des rapports, l’utilisation de la même terminologie pour les deux « ne traduisait pas le continuum de rareté de la nature. »

Le numéro de rapport et les mots « Laboratory-Grown » sont gravés au laser sur tous les grades des diamants synthétiques du GIA. Dans les cas où les diamants affichent déjà les termes « Laboratory-Grown », « Laboratory-Created », « Man-Made », « Synthetic » ou « [nom du fabricant]-Created », seul le numéro du rapport est gravé.

Les rapports de certification des diamants synthétiques du GIA sont au même tarif que leurs équivalents pour les diamants naturels, bien que leur conception soit tout à fait distincte.

Le laboratoire présente les prix de ses rapports sur son site Internet.

Source National Jeweler